Accords diminués

David Kremer

Accords diminués

Message par David Kremer » sam. 09 novembre 2013, 01:34

Bonjour,

je viens ici parler des accords diminués. J'ai fait un petit topo sur l'harmonie des accords diminués récemment à l'aide de sources variées.

Un accord diminué est en fait un accord mineur, étendu avec une sixte majeur (aussi appelée septième mineure diminuée) et dont la quinte est diminuée. On le note souvent Bdim (si diminué) ou B⁰.

La caractéristique essentielle de cet accord est que chaque note est espacée de exactement 3 × 1/2 tons. Si on fait 4 × (1 + 1/2) on obtient 6 (soit douze demi-ton), ce qui est le nombre de tons dans la gamme chromatique habituelle. En définitive, cet accord a un comportement cyclique. En écrivant trois accords diminués, on retrouve les 12 notes de la gamme :

Voici trois accords, dont les notes sont données horizontalement :

Do - Mi b - Sol b - La
Ré b - Mi - Sol - Sib
Ré - Fa - La b - Si

Si on lit ces trois accords non pas de gauche à droite, puis de haut en bas, mais cette fois ci de haut en bas puis de gauche à droite, on a :
Do - Réb - Ré - Mib - Mi - Fa - Sol b - Sol - La b - La - Si b - Si
c'est à dire toutes la gamme chromatique de Do.

Le fait que les intervalles espaçant chaque note d'un accord diminué est identique donne également une propriété intéressante à ces accords, c'est que tout renversement est un accord diminué dont la tonique devient la note placée devant. Exemple sur Do⁰ :
  • Accord de Do diminué : Do - Mi b - Sol b - La = Do⁰
  • 1er renversement : Mi b - Sol b - La - Do = Mib⁰
  • 2nd renversement : Sol b - La - Do - Mi b = Sol b⁰
  • 3ème renversement : La - Do - Mi b - Sol b = La⁰
Ainsi, on peut réaliser tous les accords diminués possibles avec seulement trois position d'accords. Qui plus est, comme les trois accords diminués possibles
sont en fait des décalages de plus ou moins un demi-ton par rapport à l'accord Do#⁰, un seul doigté, que l'on peut déplacer sur le manche suffit.
Voici un doigté fondamental :
Image (aimablement piqué au site http://www.guitarbob.fr )
qui correspond à l'accord de Do diminué.
Ceci fait, en déplaçant cet accord sur la deuxième case, on obtient les accords diminués de Ré b, Mi, Sol et Si b.
Sur la troisième case, on obtient les accords diminués de Ré, Fa, La b et Si.

Une dernière propriété intéressante des accords diminués pour le guitariste, par exemple qui déchiffre une grille d'accords, est qu'il suffit pour un doigté d'accord diminué, qu'il contienne sur une seule des notes de l'accord, la fondamentale recherchée, pour qu'on soit en présence d'un renversement de cet accord. Cela facilite beaucoup l'exécution de ces accords.

Exemple, je recherche l'accord Ré⁰, je sais que mes quatre notes doivent contenir un Ré, donc le diagramme d'accord précédent, décalé en troisième case fonctionne (le Ré est placé sur la deuxième corde, troisième case). On peut aussi jouer ces accords sur tout le manche en choisissant de positionner la tonique sur la quatrième corde, ce qui nous donne par exemple en position 1 : Mib⁰ (Mi b est la fondamentale) , en position 2 Mi⁰, etc.

Pour finir, il existe d'autres doigtés pour les accords diminués, et ceci enrichit encore les possibilités d'exécuter un accord diminué.

Avatar de l’utilisateur
Bernard Corneloup
Modérateur en chef
Messages : 12978
Inscription : lun. 31 août 2009, 16:41
Localisation : Lyon

Re: Accords diminués

Message par Bernard Corneloup » sam. 09 novembre 2013, 14:14

Oui, tout cela est juste.
Ce qui est bien c'est de connaître une position d'accord diminué à partir de chacune des cordes de basses pour pouvoir le faire dans plus de conditions possibles.
Ce qui est difficile c'est de trouver des réalisation sur plus de quatre notes, c'est pourquoi on propose surtout celle que tu donnes, à partir de la quatrième corde. Sinon, à partir de la cinquième ou de la sixième ce sont des accords de quatre notes à jouer avec les doigts, mais qu'on ne peut pas battre car il y a des cordes intermédiaires à ne pas jouer.
L'homme qui n'a pas de musique en lui et qui n'est pas ému par le concert des sons harmonieux est propre aux trahisons, aux stratagèmes et aux rapines (William Shakespeare, Le marchand de Venise) | élève du cours en ligne D08

Avatar de l’utilisateur
Isabelle Frizac
Modératrice
Messages : 21738
Inscription : sam. 18 février 2012, 23:55

Re: Accords diminués

Message par Isabelle Frizac » sam. 09 novembre 2013, 14:22

Les accords diminués sont très souvent utilisés en jazz manouche .

Et pour répondre au problème soulevé par Bernard , à savoir comment battre des accords avec une corde à vide ( qui ne doit pas être jouée dans l' accord ) ;

Il suffit de placer le doigt de la main gauche le plus proche ( côté des graves ) de la corde à vide( à ne pas jouer) de telle façon que le gras du doigt touche la corde à vide , et du coup , l' empêche de vibrer .
C' est une pratique très courante , pas très classique, j' en conviens, mais fort utile !

:bye:
Qui s' y frotte s' y pique ( devise lorraine).
Que trépasse si je faiblis !
Gardez espoir .
Guitare Bastien Burlot numéro1 Spéciale anniversaire(2014)
Pappalardo à cordier(1982) et quelques autres ...

Mathieu de Person

Re: Accords diminués

Message par Mathieu de Person » sam. 09 novembre 2013, 14:44

Bonjour,

Pour compléter le tableau, il est souhaitable d'ajouter que du point de vue de l'harmonie classique, l'accord de septième diminué est un accord de 9e de dominante sans fondamentale, placé sur le cinquième degré dans une tonalité mineure. D'où sa fonction tonale de Ve degré.

Par exemple Sol si ré fa lab, sur un Ve degré en do mineur est un accord de neuvième de dominante.
Sans fondamentale il devient si ré fa lab avec trois renversements chacun identifiés distinctement.

Sa structure très particulière lui permet bien entendu des emplois élargis, et le jazz ne s'est pas fait prier pour s'en emparer (à la suite du classique, car ces accords ont été abondamment utilisés depuis le XVIIIe siècle).

Avatar de l’utilisateur
Bernard Corneloup
Modérateur en chef
Messages : 12978
Inscription : lun. 31 août 2009, 16:41
Localisation : Lyon

Re: Accords diminués

Message par Bernard Corneloup » sam. 09 novembre 2013, 16:08

Mathieu de Person a écrit :Bonjour,

Pour compléter le tableau, il est souhaitable d'ajouter que du point de vue de l'harmonie classique, l'accord de septième diminué est un accord de 9e de dominante sans fondamentale, placé sur le cinquième degré dans une tonalité mineure. D'où sa fonction tonale de Ve degré.

Par exemple Sol si ré fa lab, sur un Ve degré en do mineur est un accord de neuvième de dominante.
Sans fondamentale il devient si ré fa lab avec trois renversements chacun identifiés distinctement.

Sa structure très particulière lui permet bien entendu des emplois élargis, et le jazz ne s'est pas fait prier pour s'en emparer (à la suite du classique, car ces accords ont été abondamment utilisés depuis le XVIIIe siècle).
Oui, et je voulais justement parler de l'emploi. Parce que c'est bien de savoir faire les accords mais il faut aussi savoir pourquoi on les fait.
Dans l'exemple que tu cites, on est en do mineur, relatif de Mib Majeur, donc avec 3 bémols (sib, mib, lab) à la clé. Un accord basé sur le sol (5ème degré, appelé dominante) devrait être sol-sib-ré-fa-lab.Mais comme on est en do mineur, la sensible (la note en dessous de la tonique qui fait revenir sur celle-ci) est le si, qui doit donc être bécarre au lieu de bémol, et nous amène à cet accord, comme tu dis, de sol-si bécarre-ré-fa-la bémol.
C'est pour cette raison que, théoriquement, on ne devrait trouver des accords de ce type qu'en tonalité mineure.

En la mineur, tonalité souvent utilisée à la guitare, la dominante est Mi. L'accord que l'on peut construire sur cette dominante est donc Mi-Sol-Si-Ré-Fa. Et si la musique exige d'entendre une sensible (le sol#), il devient alors Mi-Sol#-Si-Ré-Fa. C'est un accord que l'on retrouve souvent en accompagnement dans cette tonalité (Mi7/9-). Si comme tu l'expliques on enlève sa basse, il reste Sol#-Si-Ré-Fa, accord de septième diminuée (Sol#°). Et comme l'explique David, il pourra se faire à plusieurs positions, avec comme basse l'une des notes qui le composent indifféremment, ou presque (il faut quand même tenir compte de l’enchaînement des voix - "voicing" pour certains).
L'homme qui n'a pas de musique en lui et qui n'est pas ému par le concert des sons harmonieux est propre aux trahisons, aux stratagèmes et aux rapines (William Shakespeare, Le marchand de Venise) | élève du cours en ligne D08

Romaric Holler

Re: Accords diminués

Message par Romaric Holler » sam. 09 novembre 2013, 18:38

Mathieu de Person a écrit :Bonjour,

Pour compléter le tableau, il est souhaitable d'ajouter que du point de vue de l'harmonie classique, l'accord de septième diminué est un accord de 9e de dominante sans fondamentale, placé sur le cinquième degré dans une tonalité mineure. D'où sa fonction tonale de Ve degré.

Par exemple Sol si ré fa lab, sur un Ve degré en do mineur est un accord de neuvième de dominante.
Sans fondamentale il devient si ré fa lab avec trois renversements chacun identifiés distinctement.

Sa structure très particulière lui permet bien entendu des emplois élargis, et le jazz ne s'est pas fait prier pour s'en emparer (à la suite du classique, car ces accords ont été abondamment utilisés depuis le XVIIIe siècle).

Il n'existe que trois accords de 7dim:
-Si Ré Fa Lab
-Do Mib Fa# La
-Réb Mi Sol Sib

L’équidistance des notes composant cet accord le transforme en "carrefour des tonalités". On peut ainsi utiliser un accord de 7dim dans 8 tonalités différentes et donc moduler dans celles-ci.
Notons que son utilisation à grandement contribuer à faire voler en éclat le système tonal.

Mathieu de Person

Re: Accords diminués

Message par Mathieu de Person » sam. 09 novembre 2013, 19:05

Oui c'est ce qui se passe dans la pratique, et notamment pour le jazz, la variété etc.

Dans l'harmonique classique cependant, il existe 48 accords de septième diminuée (12 tonalités mineures, chacun sous quatre forme), qui ont des résolutions bien définies.

Ainsi en do mineur le deuxième renversement de l'accord du V, fa lab si ré (chiffré +2), devra se résoudre à la basse sur la tierce de l'accord de do mineur.

C'est comme ça chez Bach.
Liszt quant à lui s'en sert pour introduire l'atonalité.

Et depuis c'est le feu d'artifice !

Romaric Holler

Re: Accords diminués

Message par Romaric Holler » sam. 09 novembre 2013, 21:37

Mathieu de Person a écrit : (...)
Dans l'harmonique classique cependant, il existe 48 accords de septième diminuée (12 tonalités mineures, chacun sous quatre forme), qui ont des résolutions bien définies.
(...)


des 7dim il y en a trois et pas d'autres quelle que soit la tonalité. On pourra nommer et considérer différemment au cas par cas chaque renversement et les résolutions possibles. En réalité, on ne fera que changer d’appellation le même contenu.

Par exemple, les notes sont exactement les mêmes pour Sol 7dim et Réb 7dim ( soit Sol 7dim=Sol-Sib-Réb-Fab et Réb 7dim=Réb-Fab-Labb-Dobb et par enharmonie Réb 7dim = Réb-Fab-Sol-Sib = Sol 7dim ).

Le 7dim ne comporte aucune polarité tonale et n'introduis pas d'attraction vers une fondamentale. Personnellement, il m'apparaît comme flottant, gris, froid, et assez désagréable dans un contexte classique. Il me provoque une sensation de vertige si l'on essaye d'accrocher une fondamentale. On pourra tenter le coup sur les nombreux passages en 7dim chez Villa-lobos.

Considérer, comme le fait l'harmonie classique, que le 7dim est un 9ème sans fondamentale est une (vaine) tentative de sauver jusqu'au bout un système qui en lui-même renfermait une fatale limitation.
Pour affirmer la fonction dominante de l'accord de 7dim il faudrait ajouter à la définition "l'accord de septième diminué est un accord de 9e de dominante sans fondamentale, placé sur le cinquième degré dans une tonalité mineure. D'où sa fonction tonale de Ve degré." ceci: à condition qu'il soit suivi d'un accord dont la fondamentale est située un demi-ton au dessus de la sienne. ( et par extension de n'importe laquelle de ses 4 notes si on fait fi de l'analyse ). Sinon, l'absence de polarité tonale du 7dim empêche de le ressentir comme dominant.

L'accord de septième diminuée comprend deux tritons: soit 7dim = si re fa lab ; si-fa et re-lab les deux tritons. On comprend alors la nature "explosive" de la bête... voire le potentiel "terroriste" de cet accord ( ou feu d'artifice dans une vision plus festive :D ).
Le triton en particulier, mais le 7dim aussi, n'est pas que le "diable" musical, vision très romantique à mon sens. C'est surtout l'accord qui traduit au mieux la limite mathématique de l'harmonie classique. Celui qui a permit d'ouvrir les obsèques du système tonal.

Cet accord est très utilisé en jazz, notamment en swing manouche. Au delà de l'aspect harmonique, il fonctionne très bien avec la logique du manche de la guitare. Les modes et les arpèges qui découlent du 7dim ( gamme diminuée, demi-diminuée, par ton, arpèges de l'accord 7dim ) offrent des plans symétriques aiséments assimilables. C'est aussi, j'aime à le croire, une des raisons de l'utilisation de cette harmonie par H.Villa-Lobos.

En variété il est assez rare. Dans le blues on l'entend parfois. Dans le métal très souvent.Son maniement demande trop de compétence pour le "compositeur du dimanche" qu'est la star des temps modernes qui gratte. De plus, son caractère explosif et "a mouvement obligé" présente un risque en terme financier difficilement acceptable pour un agent artistique judicieux de faire fructifier son capital :D en bon père de famille. Néanmoins, plus récemment, certains chanteurs qui ont su s'associer à de bons arrangeurs/compositeur peuvent se l'offrir ! 8)
Dernière modification par Romaric Holler le dim. 10 novembre 2013, 00:04, modifié 1 fois.

Mathieu de Person

Re: Accords diminués

Message par Mathieu de Person » dim. 10 novembre 2013, 00:04

Pour répondre aux trois premier paragraphe (je suis d'accord sur le reste), il faut faire très attention à ne pas analyser les phénomènes passés avec notre prisme, nos oreilles, nos goûts et encore moins notre instrument.

En effet, pour la guitariste l'accord de septième diminuée est très utile parce que techniquement et visuellement il est facilement identifiable. Par ailleurs, il peut être joué dans de nombreux contextes, ce qui lui donne une valeur de "passe-partout très utile", comme vous le soulignez très bien.

Il en va tout autrement pour un pianiste, un claveciniste et un organiste qui ne tiendra pas ce type de discours. Chacun de ces accord nécessite un doigté unique, ce qui évite ce type de systématisation.

L'emploi de cet accord était bien vivant dans la vie musicale de tous les jours, c'est à dire l'accompagnement, et donc forcément dans un contexte tonal. CPE BACH en parle d'ailleurs dans son Versuch et il indique clairement les résolutions convenables. Par définition, celui qui réalise la basse chiffrée a conscience du mouvement des voix, car c'est ce qui est écrit ! L'accord n'est pas considéré comme un bloc, chaque partie ayant une résolution obligée. La septième diminuée elle-même doit être préparée parfois, ce qui implique d'ajouter une cinquième voix.

Il est donc bien clair que l'accord de septième diminué s'inscrit dans un système tonal au XVIIIè siècle, avec tout ce que cela implique. Comment ne pas voir ni entendre la résolution tonale de l'accord de septième diminuée du prélude BWV 999 de Bach que chacun connaît, et sa fonction de dominante écrasante, chaque note étant résolue ?

Image

On retrouve ce type de résolution V-I dans le prélude 1 du clavier bien tempéré sous d'autres formes, pour prendre un exemple célèbre.

L'accord a eu son heure de gloire dans l'opéra, chez Mozart par exemple, en raison de sa forte résonance émotionelle (qui implique un contexte dramatique, et la notion de durée, voire même d'instrumentation).

Et il faut bien reconnaître que le système portant sa propre limitation (je suis d'accord) aura encore duré depuis Bach encore deux siècles, et vit toujours très bien dans la chanson (et une grande partie des standards même du jazz)...

Romaric Holler

Re: Accords diminués

Message par Romaric Holler » dim. 10 novembre 2013, 01:13

Complétement d'accord avec ce que tu dis.

Il est évident que le 7dim est présent dans toute la musique avant Liszt et consort. Dans ce contexte il est parfaitement intégré au système tonal. La plupart du temps comme neuvième mineur sans fondamentale (7b9) parfois autrement. Il demeure impossible de déterminer une tonalité si l'on se contente d'enchaîner des 7dim.
A mon sens, la tension harmonique engendrée est aux limites de ce que permet le système tonal classique et participe grandement à la dramatisation du discours musical. Son placement n'est jamais anodin et doit toujours être parfaitement pris en compte par l'interprète.

Il y a fort à parier que les maîtres du passé ( les Bachs et autre Mozart ) en étaient parfaitement conscients et savaient pertinemment qu'une des seule manière d'intégrer cet accord spécial dans l'harmonie tonale était de le traiter comme un accord sans sa fondamentale acoustique. Mais pour donner la sensation de fondamentale malgré son absence il faut deux conditions:
1- l'oreille de l'auditeur doit être "pétrit" de tonalité.
2- le 7dim doit être suivi d'un accord dont la fondamentale est située un demi-ton au dessus de la sienne. ( Soit en Do mineur, le Si 7dim est analysé comme un accord de Sol 7(b9) sans fondamentale acoustique). D'autres possibilités sont envisageables...

La seule solution pour le système tonale pour survivre aux anomalies nécessaires qu'il a lui même engendrées était alors d'encadrer les difficultés par un corpus de règles définissant l'harmonie telle qu'elle devait être. Il était alors nécessaire de proscrire certaines progressions harmoniques. On ne peut alors qu'entendre le 7 dim que comme un 7(b9) puisqu'il est "interdit" de faire autrement ( notes à mouvement obligé ).

Cet accord est tout aussi spécial pour un claviériste et pas seulement pour des raisons auditive manifeste
mais aussi dans sa dimension technique.

Sans pour autant remettre en question ce que tu écris Mathieu de Person, mon message précédent n'avait que pour but de mettre en avant le fait que les spécificités, à mon sens les plus originales, de cet accord sont en rupture avec l'harmonie classique. Son étude est la porte de sortie de la tonalité et la porte d'entrée vers la modernité musicale. Une parfaite compréhension des 7dim amène à mieux comprendre la tonalité et à mieux percevoir ses limites.

Replacer son utilisation, comme tu le fais, dans un contexte historique en évolution est riche d'enseignement.

Revenir à « Solfège »