la gestion du trac ...

Roland Dyens dialoguait avec les membres du forum en Novembre 2010.
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Roland Dyens dialoguait avec les membres du forum en Novembre 2010. Les discussions auxquelles Roland a participé sont maintenant verrouillées, parce que Roland n'est pas là pour y participer.
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pick qwick
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la gestion du trac ...

Message par pick qwick » mer. 24 novembre 2010, 13:32

bonjour à nouveau Roland

la question du trac a été débattue à plusieurs reprises dans ce forum , allant même jusqu'à évoquer l'usage ( ou non ) de produits médicamenteux.
la réponse à ce problème est extrèmement personnelle bien sûr mais j' aimerais savoir si ce point est abordé dans votre enseignement et , s'il l'est , quelles sont vos recommandations .

merci encore de votre partage
Jean Michel


(The issue of stage fright has been discussed repeatedly in this forum, even going as far as suggesting the use (or not) of medical drugs.
The answer to this problem is extremely personal of course but I would like to know if this point is tackled in your teaching and, if it is, what are your recommendations.)
" Mieux vaut guitare que jamais "

Roland Dyens

Re: la gestion du trac ...

Message par Roland Dyens » jeu. 25 novembre 2010, 00:29

pick qwick a écrit :bonjour à nouveau Roland

Bonsoir, bonjour Jean-Michel,

la question du trac a été débattue à plusieurs reprises dans ce forum , allant même jusqu'à évoquer l'usage ( ou non ) de produits médicamenteux.
la réponse à ce problème est extrèmement personnelle bien sûr mais j' aimerais savoir si ce point est abordé dans votre enseignement et , s'il l'est , quelles sont vos recommandations .

Dois-je battre ma coulpe mais il est vrai que je n'aborde pour ainsi dire jamais cette question avec mes étudiants. Sans doute parce qu'ils sont "grands", qu'ils passent des tas de concours et qu'ils donnent déjà des récitals, je ne sais pas..
Cela étant dit, je ne suis pas du tout opposé à la prise d'un bout de gros-bêta bloquant en cas de nécessité, un petit quart de quelque chose, guère plus. Cela apaise très sensiblement, ne fait pas de mal (que je sache + confirmé par des amis médecins) et donc participe sérieusement du mieux-être des musiciens, guitaristes ou pas. J'en consomme moi-même in case of emergency (ça arrive à tous d'avoir le trac, et ça m'arrive à moi, alors pourquoi le taire ?) et je ne vois pas donc pourquoi je n'en dirais pas de bien si cela fait du bien effectivement.

Soyons bien d'accords Jean-Michel : je parle de quantités à la limite du placebo (placebo = plaire en latin, ne l'oublions pas :wink: ).
Certes, une longue réflexion, un énième débat de type "Pourquoi le trac" ou "Cet ennemi que l'on appelle trac" et les grandes interrogations sur son absurdité ne peuvent faire de mal a priori. Mais tout ceci résisterait-il à un envahissement de ce foutu trac lorsqu'il nous arrive en pleine poire, sans prévenir, à 1h à peine de la prestation ?(fut-elle pour 3 amis) Bof..
Je ne vois donc pas pourquoi nous nous ferions tant de mal alors qu'un petit rien du tout nous aiderait (et si vite) à nous soulager de ce cauchemar ponctuel ou récurrent qu'est le trac. Dans toute son irrationalité et parfois sa violence.
Je parle en connaisseur même s'il est vrai que je le maitrise bcp mieux aujourd'hui qu'hier, soyons honêtes. Heures de vol obligent :wink:


merci encore de votre partage
Votre partage est le mien.
Et inversement :).

Roland Dyens


Jean Michel

English translation:

I don't know if I should I beat my breast, but it is true that I virtually never address this question with my students. Probably because they are "grown-ups", they pass lots of competitions and they are already giving recitals, I don't know ...
That said, I'm not at all opposed to taking a little piece of beta-blocker if necessary, a quarter of something, not much more. This calms the nerves substantially, does no harm (that I know of, and as confirmed by my doctor friends) and thus contributes seriously to the well-being of musicians, guitarists or not. I take them myself in case of emergency (stage fright happens to everyone, and it happens to me, so why keep quiet about it?) And I don't see therefore why if something is effective I shouldn't say so.

Let us be clear, Jean-Michel: I'm speaking of almost placebo quantities (placebo = to please in Latin, don't let's forget :wink:).
Admittedly, much thought, yet another debate of the type "Why stage fright" or "This enemy called stage fright" and the great discussions about its absurdity can't do any harm a priori. But will all that resist an invasion of that damn stage fright when it comes upon us smack in the face, without warning, just 1 hour before the performance? (even if it's only for 3 friends) Well ...
So I don't see why we should put ourselves through so much when a tiny something would help us (and fast) to relieve ourselves of this one-off or recurrent nightmare that is stage fright. In all its irrationality and sometimes its violence.
I speak as an expert, even if it is true that I master it much better today than yesterday, let's be honest. Experience obliges it :wink:

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